Mémoire des victimes

Chaque vie comptait.

Derrière les chiffres, les dates et les lieux, il y a des personnes, des familles et des histoires. Le mémorial leur rend leur dignité et transmet leur mémoire.

Carnet, enveloppe, lunettes et photographie retournée sur une table.

01 · Entrer dans la mémoire

Les victimes sont des personnes, des familles et des communautés

Une donnée peut situer un fait. Elle ne peut contenir à elle seule une existence, ses liens et ce qui a été interrompu.

L’absence d’un nom ou d’une photographie peut protéger une personne, une famille ou un récit sensible. Elle ne diminue ni la réalité des violences ni la place de chaque victime dans la mémoire nationale.

Chaque histoire doit être accueillie avec respect, sans réduire une vie à la violence qu’elle a subie. Les victimes sont aussi des parents, des enfants, des voisins, des élèves, des travailleurs et des membres de communautés dont les liens ont été interrompus ou durablement fragilisés.

Le deuil, la disparition d’un proche, l’exil et la perte d’un lieu de vie se prolongent bien après les combats. Ils touchent la santé, la scolarité, les revenus, les relations familiales et la possibilité de reconstruire un avenir.

02 · Violences et préjudices

Reconnaître les atteintes et leurs conséquences durables

Les conflits ont affecté les corps, les familles, les biens, les communautés et les territoires. Les noms, récits, lieux et périodes réunis par le mémorial permettent de rendre ces conséquences intelligibles sans exposer les informations qui doivent rester protégées.

Qui peut être reconnu ?

Les victimes ont subi des violences sexuelles liées aux conflits, des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, des tortures, des pillages ou la destruction de leurs biens.

Le Rapport Mapping décrit également les meurtres de civils, les déplacements forcés, les enlèvements, le recrutement d’enfants et les destructions qui ont marqué de nombreux territoires. Une même personne peut avoir subi plusieurs atteintes et en porter des conséquences physiques, psychologiques, sociales et économiques.

  1. 01

    Victimes de violences sexuelles liées aux conflits.

  2. 02

    Victimes de crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité.

  3. 03

    Victimes de tortures et de tout dommage ayant entraîné ou non une invalidité en temps de conflits.

  4. 04

    Personnes ayant subi, en période de conflit, des pillages ou la destruction de biens meubles ou immeubles.

Droit à réparationRestitution, réadaptation, indemnisation, satisfaction et non-répétition — découvrir le FONAREV

Personnes non identifiables réunies autour de dossiers fermés.

Reconnaître sans exposer

Confidentialité
Les informations sensibles restent privées.
Consentement
Une notice ou un média n’est rendu public qu’avec l’autorisation nécessaire.
Identité
Une identité peut rester partielle ou protégée.
Signaler une source en protégeant l’identité
Rayonnages, boîtes neutres et registres sans étiquette lisible.

03 · Consulter

Rechercher dans les mémoires

La recherche porte sur les mémoires accessibles avec l’autorisation nécessaire.

0 mémoire consultable.

Aucune mémoire ne correspond à cette recherche.

04 · Situer les traces

Des territoires à la mémoire

Les repères relient les périodes, les territoires, les archives et les sources accessibles.

Contour de la République démocratique du Congo
  1. 1993–1996

    Violences et prédation

    Le Rapport Mapping ouvre sa période d’étude en mars 1993.

    Consulter la source
  2. 1996–1998

    Guerre de l’AFDL

    La guerre frappe les populations et accompagne le contrôle des territoires et des ressources.

    Consulter la source
  3. 1998–2003

    Guerre du RCD

    Une nouvelle guerre fragmente le pays et prolonge les violences contre les civils.

    Consulter la source
  4. 2006–2013

    CNDP puis M23

    Les phases du CNDP puis du M23 prolongent les violences et les déplacements.

    Consulter la source
  5. Depuis 2021

    M23 et AFC/M23

    Les violences se poursuivent depuis novembre 2021.

    Consulter la source
Dossiers anonymes, loupe, gants et carte sans lieu lisible.

05 · Conserver et transmettre

Préserver les noms, les histoires et les aspirations

Préserver les histoires des victimes, c’est reconnaître ce qui a été détruit et transmettre ce qui ne doit pas être oublié.

La mémoire conserve davantage qu’un récit de violence. Elle rappelle les liens familiaux, les activités, les projets et les contributions à la vie collective. Elle aide les proches à faire reconnaître une perte et permet à la nation de comprendre que chaque atteinte engage une responsabilité envers les personnes et les communautés.

Cette reconnaissance participe aux mesures de satisfaction et aux garanties de non-répétition. Elle complète, sans les remplacer, la restitution, la réadaptation, l’indemnisation et les autres formes de réparation centrées sur les besoins des victimes.

  1. 01

    Nommer

    Reconnaître les personnes, les familles et les communautés touchées.

  2. 02

    Écouter

    Accueillir les récits avec respect et sans réduire une vie à la violence.

  3. 03

    Préserver

    Garder les histoires pour les générations présentes et futures.

  4. 04

    Transmettre

    Faire de cette mémoire une force de vérité, de dignité et de prévention.

Découvrir les actions de réparation et de non-répétition du FONAREV

Compléter une mémoire

Transmettre une source ou signaler une correction

Ces deux démarches sont privées et permettent de protéger les personnes concernées.

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Transmettre

Partager une source utile

Proposer une archive, une publication, une photographie ou une référence susceptible de compléter une mémoire.

Transmission privée

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Personnes non identifiables réunies autour de dossiers fermés.

Corriger

Signaler une information à corriger

Indiquer une attribution, une information ou un média qui doit être corrigé, restreint ou retiré afin de protéger une personne.

Demande privée

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Mur minéral et chemin éclairé dans un lieu de mémoire au crépuscule.

06 · Poursuivre

La dignité des victimes guide la mémoire et la réparation

Honorer les victimes signifie reconnaître leurs vies, écouter les familles, protéger les personnes et transmettre l’histoire sans transformer la souffrance en spectacle. Le mémorial porte cette responsabilité au nom de la nation et des générations futures.

Découvrir la mission du mémorial