Journée nationale du Genocost
Commémorations du Genocost 02.08
Le 2 août, la République démocratique du Congo inscrit dans l’espace public la mémoire des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité. Cette journée nationale est un temps de recueillement, de reconnaissance et de transmission.
Se souvenir, c’est préserver les vies, les récits et les traces que l’oubli ne doit pas effacer.
01 / Le repère
Pourquoi le 2 août ?
Le 2 août est inscrit dans le cadre national de commémoration du Genocost. Cette journée fait de la mémoire des victimes une responsabilité publique et collective : se recueillir, reconnaître les souffrances, transmettre l’histoire et rappeler l’exigence de non-répétition.
-
01
Repère national
La loi du 26 décembre 2022 inscrit le Genocost dans le cadre de la protection et de la réparation des victimes et lui donne une dimension commémorative nationale.
-
02
Repère historique
Le 2 août 1998 marque également le déclenchement de la deuxième guerre documentée dans le Rapport Mapping. L’Argumentaire situe à cette période l’ouverture de la deuxième phase des violences qu’il analyse.
02 / Le sens
Ce que désigne le Genocost
Le terme « Genocost », formé à partir de « génocide » et de « cost », met en lumière le lien avancé par le cadre institutionnel entre les violences de masse, les intérêts économiques, le contrôle de territoires et la prédation des ressources.
Cette notion aide à comprendre ensemble les atrocités subies par les populations civiles, les déplacements, la destruction des communautés et les gains recherchés dans certaines économies de guerre. Sa portée institutionnelle est plus large qu’une qualification pénale : elle ne remplace ni l’établissement judiciaire des faits ni la décision d’une juridiction compétente.
Comprendre le Genocost
03 / Les engagements
Ce que le 2 août engage
-
01
Reconnaître
Rendre aux victimes leur place dans la mémoire nationale et préserver leur dignité.
-
02
Établir et transmettre
Faire connaître les faits, les contextes et les récits afin que la mémoire ne soit ni effacée ni déformée.
-
03
Réparer
La mémoire fait partie du chemin de réparation. Elle reconnaît les souffrances, les histoires et les droits des victimes.
Découvrir les actions du FONAREV -
04
Prévenir la répétition
Transmettre l’histoire permet aussi d’interroger le présent et de renforcer la responsabilité collective face aux violences.
Le lieu mémoriel
Un lieu pour porter la mémoire
Le Mémorial du Genocost est un lieu de mémoire, de recueillement, de connaissance et de transmission consacré aux victimes des violations graves liées aux conflits qui touchent la République démocratique du Congo depuis plus de trois décennies.
- 52
- petites stèles retraçant des faits marquants de l’histoire du Genocost
- 6
- grandes stèles portant des messages de réparation à différentes catégories de victimes
Ce qui se poursuit
La mémoire continue après la commémoration
Une journée nationale donne rendez-vous à la mémoire. Le travail de transmission, lui, se poursuit chaque jour : dans les familles, les archives, les témoignages, les lieux de recueillement, l’éducation et la recherche de vérité.
La mémoire appartient à la nation tout entière.