Deux visiteurs examinent des supports documentaires dans une galerie mémorielle contemporaine.

COMPRENDRE LE GENOCOST

Comprendre le Genocost.

Le Genocost met en lumière le lien entre les atrocités subies par les populations civiles et les gains tirés des conflits, de l’exploitation des ressources et des dynamiques de prédation.

Comprendre

Définition

Des atrocités liées à la recherche de gains économiques.

Le terme « Genocost » met en lumière le lien entre les violences de masse subies par les populations civiles et les bénéfices tirés des conflits, de l’exploitation des ressources naturelles et des dynamiques de prédation.

Ce mot relie deux réalités qui ne doivent jamais être séparées : d’un côté, des vies détruites par les massacres, les violences sexuelles, les déplacements forcés, les enlèvements et les destructions de villages ; de l’autre, la recherche de contrôle sur des territoires, des routes et des ressources. Il ne réduit pas cette histoire à une seule cause. Il invite à regarder ensemble les violences, leurs conséquences humaines et les intérêts qui les prolongent.

Comprendre le Genocost commence donc par une attention portée aux victimes. Derrière chaque période se trouvent des personnes, des familles et des communautés dont les liens, les lieux de vie et les projets ont été bouleversés.

Premiers repères

Populations, territoires, ressources et durée des conflits.

Depuis plus de trois décennies, les violences se recomposent sans produire partout les mêmes situations. Les comprendre exige de regarder ensemble leurs effets sur les populations civiles, les transformations imposées aux territoires, les intérêts économiques liés à certaines ressources et la continuité de plusieurs phases de conflit.

Le Rapport Mapping organise la période de mars 1993 à juin 2003 en quatre séquences : la crise politique et les violences régionales de 1993 à 1996, la guerre de l’AFDL de 1996 à 1998, la deuxième guerre d’août 1998 à janvier 2001, puis la période de janvier 2001 à juin 2003. L’Argumentaire prolonge ces repères avec le CNDP de 2006 à 2009, le M23 de 2012 à 2013 et la reprise des violences liée au M23 puis à l’AFC/M23 depuis novembre 2021.

Populations

Des civils placés au cœur des violences

Massacres, violences sexuelles, enrôlement d’enfants, pillages et destructions ont atteint des personnes qui ne participaient pas aux hostilités. Leurs conséquences se prolongent dans le deuil, la séparation et la perte de repères.

Territoires

Des espaces habités profondément transformés

Un déplacement forcé ne signifie pas seulement quitter une maison. Il peut rompre l’accès à la terre, aux soins, à l’école, au travail et aux liens qui faisaient vivre une communauté.

Ressources

Des intérêts économiques liés au contrôle

L’Argumentaire souligne le rôle du contrôle des ressources naturelles, des corridors commerciaux et des zones stratégiques. La prédation prospère lorsque les habitants sont dispersés et que les institutions sont affaiblies.

Durée

Des conflits qui se recomposent

Le Rapport Mapping étudie la période de mars 1993 à juin 2003. L’Argumentaire présente ensuite d’autres phases, du CNDP au M23 puis à l’AFC/M23. Ces cadres se complètent sans être confondus.

Conséquences humaines

Ce que les violences changent dans une vie.

Les effets d’un conflit ne s’arrêtent pas avec les combats. Ils peuvent atteindre le corps, la santé psychologique, la sécurité, les revenus, la scolarité, la vie familiale et la confiance entre les personnes.

Les violences sexuelles causent des préjudices physiques, psychologiques, sociaux et économiques. Les déplacements fragilisent les moyens de subsistance et séparent les proches. La destruction d’un village efface aussi des lieux de mémoire, des habitudes et une histoire partagée. C’est pourquoi les victimes ne peuvent être présentées comme un nombre global : chacune avait une vie, des relations, des responsabilités et des aspirations.

Placer les victimes au centre

Précision

Nommer les crimes avec justesse.

Les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, les crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité et le crime de génocide répondent à des cadres distincts. Lorsqu’un acte est présenté comme pouvant relever du génocide, cette prudence doit être conservée : une analyse institutionnelle ne se substitue pas à la qualification d’une juridiction compétente.

Le Rapport Mapping recense les violations les plus graves commises entre mars 1993 et juin 2003 et présente des options liées à la vérité, à la justice, aux réparations et aux garanties de non-répétition.

Comprendre le droit à réparation

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La page Histoire construit le récit dans la durée. Contexte explique les relations entre conflits, territoires, ressources et déplacements. Chronologie rassemble les périodes et les dates essentielles.