Cette période éclaire une part majeure des violences graves commises sur le territoire congolais. Elle ne couvre pas toute l’histoire du Genocost.
Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme — Août 2010Comprendre le Genocost
Comprendre le Genocost exige de relier les violences contre les populations civiles aux conflits régionaux, aux déplacements forcés et au contrôle de territoires et de ressources en RDC.
Comprendre
01 — Origine
Le terme « Geno-cost » associe génocide et coût pour nommer les vies détruites au service d’intérêts économiques.
Les guerres, l’occupation de territoires et la prédation des ressources ont frappé les populations civiles pendant plusieurs décennies.
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02 — Grandes périodes
Quatre repères permettent de suivre les grandes phases présentées dans les documents de référence.
03 — Territoires
Les repères situent des provinces dans la période couverte par le Rapport Mapping. Ils ne désignent ni une victime ni un incident précis.
5 repères territoriaux
Le Rapport Mapping suit au Sud-Kivu des séquences de la première et de la deuxième guerre. Il y rapporte des attaques contre des populations civiles et des réfugiés, des violences sexuelles, des déplacements forcés et la destruction de lieux de vie.
Source : Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’hommeLe Rapport Mapping décrit au Nord-Kivu des violences intercommunautaires dès la période 1993–1996, puis les effets des guerres successives : attaques contre des civils, déplacements, persécutions et insécurité durable dans plusieurs territoires.
Source : Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’hommePour l’Ituri, le Rapport Mapping présente l’intensification du conflit entre communautés à partir de 1999, les massacres de civils, les violences sexuelles, le recrutement d’enfants et les déplacements qui ont profondément désorganisé la vie locale.
Source : Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’hommeLe Rapport Mapping relie les Kasaï aux expulsions massives de civils originaires de cette région depuis le Katanga au début des années 1990. Le retour forcé a désorganisé les familles, les moyens de subsistance et les communautés d’accueil.
Source : Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’hommeLe Rapport Mapping inclut le Bas-Congo parmi les provinces touchées durant les périodes étudiées. Ce repère rappelle que les violations et leurs conséquences ne se limitent pas aux Kivu, à l’Ituri ou aux zones les plus souvent associées aux combats.
Source : Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme04 — Causes, effets et mémoire
Chaque angle ouvre un fait attribué. Aucun ne suffit, seul, à expliquer l’ensemble.
Pouvoir, alliances et contrôle des territoires.
Les alliances armées et les recompositions du pouvoir ont accompagné plusieurs phases de violence.
Mémorial du Genocost — Document de référence
Massacres, violences sexuelles et attaques contre les civils.
Le Rapport Mapping rassemble 617 incidents graves survenus entre mars 1993 et juin 2003.
Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme — Août 2010
Vies brisées, familles séparées et villages détruits.
Les violences ont frappé les personnes, les familles et les communautés, dans leur corps comme dans leurs conditions de vie.
Direction générale du FONAREV — Document de référence
Prédation des ressources et gains économiques.
Le terme « Geno-cost » exprime une analyse institutionnelle du lien entre les violences de masse, les gains économiques et le contrôle des ressources, sans se substituer à une qualification judiciaire.
Mémorial du Genocost — Document de référence
Guerres, frontières et interventions régionales.
Les phases présentées dans l’Argumentaire dépassent les frontières et engagent plusieurs acteurs régionaux.
Mémorial du Genocost — Document de référence
Dignité, recueillement et transmission.
Le mémorial rend leur dignité aux victimes, préserve leurs histoires et transmet leur mémoire à la nation entière.
Direction générale du FONAREV — Document de référence
05 — Conséquences humaines
Les victimes ne se résument pas à des chiffres : chacune avait une histoire, une famille et une place dans sa communauté.
Les violences et les déplacements ont rompu des liens familiaux et communautaires.
Les massacres, les pillages et les destructions ont marqué durablement des villages et des provinces.
Le mémorial préserve ces histoires pour rendre leur dignité aux victimes et transmettre leur mémoire.
06 — Repères publics
Le mémorial relie les territoires à la mémoire nationale sans exposer de situation individuelle.
Aucun repère territorial n’est disponible dans cette sélection.
Lieu de recueillement
Le mémorial accueille le recueillement, l’éducation et la transmission de la mémoire des victimes.
Découvrir le FONAREV07 — Mémoire et transmission
Préserver les histoires, nommer les violences et écouter les victimes donnent à la mémoire une portée de recueillement, d’éducation et de non-répétition.